Une histoire ciselée avec amour dans la pierre.

Frederic De Meyer est un artisan tailleur de pierre et il collabore à la restauration de bâtiments historiques. Dans cette quatrième édition de ‘Off Track’, Frederic se taille un chemin - ciseaux à l’appui - vers le lieu où tout a commencé : la carrière de Soignies.

Après trois ans, vous savez si vous serez capable de tenir le coup. Après dix ans vous commencez à y connaître quelque chose.
Frederic De Meyer

Après sa formation à Sint-Lukas, Frederic était bel et bien en possession d’un diplôme mais il n’avait aucune idée de l’orientation qu’il souhaitait pendre. Après une visite au Musée de la Pierre à Maffle, le déclic s’est soudainement produit et il s’est rendu compte que c’est à la taille de la pierre qu’il consacrerait sa vie. Sous le regard sévère de Monsieur Abraham, il a appris le métier, chutant et se relevant souvent. "La première tâche qui m’ait été confiée était d’égaliser une surface. Après que j’aie peiné pendant trois semaines pour y parvenir, le vieux tailleur de pierre est venu jeter un coup d’œil. Sans mot dire, il en a cassé un morceau d’un coup de ciseau et j’ai pu recommencer à zéro. Si vous ne supportiez pas grand-chose, autant oublier."

Tailler la pierre s’apprend avec les yeux, pas sur les bancs d’une école.
Frederic De Meyer

Frederic aime le travail physique, la patience avec laquelle on apprend le métier, lentement et sur le tas. “Pour tailler la pierre, il faut avant tout travailler intelligemment. Utiliser trop de force n’est pas la bonne option. Tout est une question de précision. Chaque pierre est différente. Où la pierre présente-t-elle un défaut ? La couleur est-elle la bonne ? Comment dois-je procéder pour extraire le bloc dont j’ai besoin aussi efficacement que possible ? Il s’agit d’un processus d’apprentissage de tous les instants. On utilise des techniques ancestrales qui sont transmises de génération en génération et que l’on ne peut acquérir que par l’observation et la pratique”, déclare Frederic.

Watch now !

Roadtrip.

Suivez Frederic, de son atelier à Herselt à la carrière de Soignies – le lieu magique où tout a commencé pour lui – en passant par l’abbaye d’Averbode.

1 / Herselt.

L'atelier.

Depuis 2016, Frederic travaille pour une entreprise spécialisée dans la restauration de bâtiments historiques. Travailler la pierre bleue de Soignies, la pierre blanche naturelle française et le grès ferrugineux brun de Diest pour en faire des blocs, des pierres d’ornement, des moulures et des balustrades… voilà son univers. Un univers dont il ne se lasse jamais car chaque chantier apporte de nouveaux défis.

La restauration d’un bâtiment se fait en étroite concertation avec un architecte. Il détermine le type de pierre à utiliser. Mais le choix des blocs se fait de concert. Dans l’atelier, nous les examinons pour y déceler d’éventuels défauts. Nous mesurons avec précision les pierres à restaurer, créons un profil et le reportons sur notre pierre. La taille peut alors commencer. Dans un premier temps, nous enlevons tout le matériau excédentaire au moyen d’une pointe. À l’aide d’une boucharde, un marteau à tête composée d’un damier de petites pointes pyramidales, nous martelons la pierre pour la rendre toujours plus plate. Ensuite, nous éliminons toutes les aspérités jusqu’à ce que toutes les faces du bloc soient totalement lisses. S’il s’agit de créer un élément décoratif, des sculpteurs prennent le relais.

La restauration d’un bâtiment se fait en étroite concertation avec un architecte.
Frederic De Meyer

2 / Averbode.

L'abbaye d'Averbode.

Actuellement, Frederic travaille à la restauration de l’abbaye d’Averbode. Les murs sont nettoyés à la vapeur, les toits et gouttières sont réparés et tous les éléments en pierre endommagés sont remplacés. Les nouvelles pierres sont mesurées et façonnées de façon artisanale dans l’atelier. “Savoir que mes pierres seront toujours là dans des centaines d’années me procure un sentiment extraordinaire. Avant, les vieilles pierres portaient la signature du tailleur de pierre. On se sent donc responsable pour chaque pierre. Tout doit être parfait”, poursuit Frederic.

Travailler sur un bâtiment historique vous donne une espèce de fierté. Savoir qu’on a personnellement fabriqué ces pierres, et celles-là aussi… D’ailleurs, en tant que tailleur de pierre, je ne peux m’empêcher de lever constamment les yeux vers les tours et les bâtiments. C’était encore le cas récemment, à Barcelone. Cela amuse toujours mes amis. Et oui, c’est probablement devenu une sorte de déformation professionnelle.

C’est ici, dans la carrière, que j’ai appris le métier. Il fallait travailler dur et il fallait être capable d’endurer beaucoup de choses. Et, bien entendu, ici j’étais ‘le petit Flamand’ (rires). J’ai eu la chance de trouver ici un maître qui m’a appris les techniques du métier. Ce serait bien si l’occasion se présentait pour moi de transmettre à mon tour cette passion et ces connaissances à un ou une jeune.

Travailler sur un bâtiment historique vous donne une espèce de fierté.
Frederic De Meyer

3 / Soignies.

La carrière.

Notre roadtrip nous mène finalement aux carrières de Soignies. Pourquoi Soignies en particulier ? “Il y a des millions d’années, Charleroi était entouré de bois dont les couches enfouies se sont transformées en charbon. Ici, à Soignies, il y avait une mer et le climat était subtropical. Après des millions d’années, la sédimentation de fossiles et de coquillages dans la boue du fond marin a donné cette pierre bleue typique. Suite à des glissements de terrain, les bancs de pierre se sont inclinés, ce qui permet d’en extraire facilement des blocs. Ce n’est pas un hasard si le premier train belge passait par Soignies. C’était pratique pour le transport !”

Roadtrip avec l'Amarok

Un pick-up est l’outil idéal pour le rude travail qui est le mien.
Frederic De Meyer

Frederic est fou de l’Amarok.

Frederic est fou de l’Amarok. “Dans mon métier, on rencontre souvent des terrains difficiles. C’est d’autant plus vrai lorsque je dois me rendre à la carrière. Et l’Amarok se joue de la boue et du gravier. Il est vrai que cela n’a rien de bien compliqué avec une puissance de 258 ch sous le pied.” Et la transmission intégrale 4 MOTION aussi lui donne satisfaction. “Des pentes de 45° ? Pas de problème, même avec la benne remplie. Il n’y a pas à dire, l’Amarok vaut son pesant de pierre !” (rires)

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